Avertisseurs de radars dans votre flotte ?
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Dans notre pays, pour bon nombre de conducteurs les nombreux radars automatiques et le risque croissant d’écoper d’une amende pour excès de vitesse posent problème. Dès lors, certains équipent leur voiture d’un avertisseur de radars voir même d’un détecteur de radars illégal. Est-ce une bonne idée ? Comment devez-vous, en tant que responsable de flotte, réagir face à cela ? Votre politique d’entreprise doit-elle l’interdire ? Les questions ne manquent pas !
Les appareils interdits
Un détecteur de radars est un appareil qui détecte la présence d’un radar de vitesse, en avertit le conducteur et qui neutralise même temporairement le radar. Précisons que leur utilisation est interdite dans la presque tous les pays européens. En Belgique, les amendes peuvent atteindre jusqu’à 1 000 euros, plus confiscation de l’appareil. Ce qui est beaucoup plus grave du point de vue de l’entreprise, c’est que la police peut procéder à un retrait de permis immédiat et pour une durée de quinze jours pour tout conducteur possédant un détecteur de radars dans sa voiture. Le responsable de flotte a donc tout intérêt à partager le point de vue du législateur : interdit, c’est interdit.
Les alternatives légales
Outre les détecteurs de radars, interdits par la loi, il existe également des avertisseurs de radars, qui sont quant à eux bien légaux.
Un exemple d’avertisseur de radars bien connu est le Coyote, basé sur les technologies GPS et SIM. Les conducteurs qui possèdent un tel système et qui remarquent un contrôle radar transmettent, en appuyant sur un bouton de leur appareil (avec carte SIM), sa position à une centrale, qui transmet ensuite cette information (à nouveau via la technologie SIM) aux autres utilisateurs.
De plus, il existe de plus en plus de systèmes de navigation dans lesquels les radars fixes et mobiles sont préprogrammés et qui vous avertissent par un signal sonore lorsque vous en approchez.
Comme nous l’avons dit, ces appareils sont parfaitement légaux, et ils seront même de plus en plus souvent intégrés dans les futurs systèmes de navigation. En tant que responsable de flotte, vous ne pouvez donc pas brandir ici l’interdiction légale, mais vous devez peut-être répondre à des questions plus philosophiques et éthiques.
Sensibilisation à la conduite raisonnable comme solution ?
La meilleure manière d’éviter les amendes pour excès de vitesse reste évidemment le respect des limitations de vitesse. D’autant que d’innombrables études ont révélé que le gain de temps est minime. Des exemples concrets peuvent vous aider à en convaincre vos conducteurs. En roulant sur autoroute à 150 km/h au lieu de 120 km/h, on gagne seulement 5 minutes sur une distance de 50 km.
Avec la vitesse, le risque d’accidents augmente aussi fortement, d’autant plus que le conducteur est alors plus attentif aux contrôles radars situés au bord de la route qu’à la circulation proprement dite. La vitesse excessive ‘soutenue’ par un détecteur de radars tout comme l’utilisation d’un avertisseur de radars augmente dès lors le risque d’accidents. En tant que responsable de flotte, vous pouvez sensibiliser vos conducteurs et attirer leur attention sur le fait que pour ces quelques minutes gagnées entraînent un risque d’accident beaucoup plus élevé (tant pour eux-mêmes que pour la Société).
Outre ces arguments rationnels, vous pouvez également vous poser des questions plus éthiques : Voulez-vous que votre entreprise ‘facilite’ les excès de vitesse ? Êtes-vous favorable à l’apparition d’une culture du ‘nous sommes insaisissables’ ou d’un sentiment de ‘nous trouverons bien un moyen de contourner les règles’ ? Ces attitudes correspondent-elles à la culture de votre entreprise ?
Bref, des arguments rationnels et éthiques à considérer pour envisager d’interdire l’utilisation d’avertisseurs de radars ou, du moins, de le déconseiller fortement.
Ce que vous devez retenir
· L’utilisation de détecteurs de radars est interdite dans tous les pays européens sous peine d’amende, de peine de prison, de confiscation et/ou de retrait du permis de conduire.
· Il existe deux alternatives légales, les avertisseurs de radars via GPS et carte SIM ou les avertisseurs de radars intégrés dans les systèmes de navigation.
· Le temps gagné en roulant plus vite est négligeable sur des distances courantes.
· L’utilisation de détecteurs de radars ou d‘avertisseurs de radars et la vitesse supérieure qui peut en découler multiplient considérablement le risque d’accident.
· L’effet de l’utilisation généralisée d’avertisseurs de radars sur la culture et l’image de votre entreprise suscite de nombreuses questions éthiques.
· La combinaison d’un faible gain de temps, d’un risque accru d’accidents et d’une culture qui ne correspond probablement pas à celle de l’entreprise requiert toutefois l’attention des responsables de flotte. Dans de nombreux cas, les entreprises choisiront plutôt de sensibiliser les conducteurs.
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