Environnement

Energies vertes

Eco-conduite

Actualité

Diminuer les émissions de CO2 n’est pas suffisant pour l’environnement

Bien que par rapport à l’industrie, aux transports, à l’agriculture et aux émissions domestiques, le trafic automobile ne constitue qu’une source limitée d’émissions nocives pour l’environnement, il vaut quand même la peine de s’y pencher. En Belgique, les autorités se focalisent surtout sur la réduction des émissions de CO2. Or, le trafic automobile produit quotidiennement d’autres substances nocives pour l’environnement. En tant qu’employeur, que pouvez-vous faire ?
 
Passons en revue les principales substances nocives pour l’environnement, afin de permettre de les placer dans le bon contexte.
 
Le dioxyde de carbone ou CO2 est produit lors de la combustion, mais n’est pas un gaz dangereux en soi. Toutefois, un excédent de CO2 renforce l’effet de serre et génère un changement climatique.
 
Le monoxyde de carbone ou CO est un gaz toxique qui se forme lors d’une combustion incomplète de combustibles. Il est mortel en concentrations élevées (par ex. intoxication au CO dans des pièces fermées).
 
Les particules fines sont les particules d’un diamètre inférieur à 10 µm en suspension dans l’air. Près de 80 % des émissions de particules fines dues au trafic et au transport sont générées par la combustion de diesel ; le reste provient de l’usure du revêtement routier, des pneus, des freins, etc. C’est précisément parce qu’elles sont si petites qu’elles traversent les parties protectrices du nez et de la gorge, se logent dans les poumons et les voies respiratoires, et sont ainsi absorbées dans le sang. À long terme, elles attaquent la fonction pulmonaire. Elles augmentent aussi le risque de maladies cardio-vasculaires et de cancer.
 
Les composés organiques volatils ou COV sont libérés lors de l’évaporation et de la combustion incomplète de produits pétroliers. Un COV bien connu est, par exemple, le benzène, qui est cancérigène.
 
L’ozone n’est pas un produit de réaction direct de la combustion de combustibles fossiles mais se produit indirectement. L’ozone génère des problèmes respiratoires et des maladies cardiovasculaires. Le smog estival apparaît lorsque des substances polluantes produites par le trafic sont converties en ozone sous l’action de la lumière du soleil. Le smog hivernal ne contient pas d’ozone, mais apparaît lorsque des substances, comme les particules fines, la suie et les oxydes de soufre, restent en suspension dans l’air.
 
 
Pourquoi cette focalisation sur le CO2?
Les normes d’émission de CO2se sont fortement répandues depuis la ratification du protocole de Kyoto, qui entend réglementer la réduction mondiale des émissions de gaz à effet de serre. Selon les normes de Kyoto, les émissions belges de CO2 doivent être, pour la période 2008-2012, de 7,5 % inférieures au niveau de 1990.
C’est pour cette raison que l’impact d’une voiture sur l’environnement est depuis lors principalement évalué par les autorités belges sur la base des émissions de CO2.
Même si le CO2 n’est pas un élément directement polluant d’une voiture, mais du fait qu’il est relativement facilement mesurable et suite à son introduction littérale dans les normes de Kyoto, il est devenu un standard.
 
Les particules de suie, par exemple, sont au moins aussi importantes, mais plus difficilement mesurables. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas de parades possibles. Une alerte smog constitue une bonne solution, mais temporaire seulement, pour réduire la concentration de particules fines. Les filtres à particules filtrent, comme leur nom l’indique, ces émissions. Pour l’automobiliste qui parcourt de courtes distances, le filtre à particules du moteur diesel n’est cependant pas efficace. En effet, la combustion de la suie n’a lieu qu’une fois que la température du moteur est suffisamment élevée, ce qui n’est le cas qu’à partir de 70 km/heure. Dans les embouteillages ou en ville, on atteint rarement cette vitesse et les particules fines ne peuvent pas être brûlées. Les entreprises dont le parc automobile sert surtout à parcourir de courtes distances opteraient donc de préférence pour un moteur à essence, qui émet moins de particules fines et d’oxydes d’azote. Cela dit, les moteurs diesel ont l’avantage d’émettre moins de CO2.
 
Vers une car policy plus verte
En tant qu’employeur, vous pouvez contribuer à préserver l’environnement par le biais de la gestion de votre flotte :
·         Intégrez la cotisation CO2 et le carburant dans le budget de leasing.
·         Intégrez dans votre carpolicy des limites d’émission de CO2ou éventuellement des normes d’émission EURO minimum.
·         Vous pouvez même limiter le choix des conducteurs aux voitures qui ont une faible émission de CO2. Vous pouvez en outre sensibiliser vos conducteurs de différentes manières : par un bonus en cas de faible consommation de carburant, par une formation eco driving, par des conseils pratiques comme le contrôle régulier de la pression des pneus du véhicule, etc.
 
Ce que vous devez retenir
·         La norme CO2est surtout devenue un ‘standard’ après son introduction dans les accords de Kyoto, notamment en raison de son assez bonne mesurabilité.
·         En Belgique, en ce qui concerne l’environnement, les autorités se concentrent surtout sur la réduction des émissions de CO2. Mais le trafic routier produit néanmoins aussi un grand nombre de substances directement nocives.
·         Via votre car policy, vous pouvez rendre votre parc automobile plus respectueux de l’environnement, en définissant par exemple des exigences minimales concernant l’impact sur l’environnement.
·         Vous pouvez en outre encourager les conducteurs à appliquer les principes de l’éco-driving, ce qui profitera à la fois à l’environnement, à la sécurité et à votre portefeuille.
 
Logo BNP PARIBAS

© Copyright 2009 BNP Paribas , tous droits réservés